CAN 2025 : le Maroc élimine le Cameroun (2-0) dans un climat de scandale arbitral
Le Maroc s'est qualifié pour les demi-finales de la CAN 2025 en battant le Cameroun 2-0 ce vendredi soir à Rabat. Mais cette victoire des Lions de l'Atlas laisse un goût amer. Penalty flagrant non sifflé sur Mbeumo, VAR muette pour la cinquième fois consécutive en faveur du pays hôte : les Camerounais et une grande partie du continent africain crient au scandale. Samuel Eto'o et la FECAFOOT dénoncent un arbitrage partial qui ternit l'image de la compétition.
Les buts de Brahim Diaz (26e) et Saibari en seconde période ont scellé le sort des Lions Indomptables. Mais c'est l'arbitrage qui fait la une ce soir. À la 68e minute, l'attaquant camerounais Bryan Mbeumo a été manifestement accroché dans la surface de réparation marocaine. L'arbitre mauritanien Dahane Beida n'a pas bronché, et surtout, la VAR n'est pas intervenue.
"Pendant le match, j'ai senti le contact. J'ai revu les images, le penalty est très, très flagrant pour moi", a déclaré Bryan Mbeumo après la rencontre, visiblement dépité. Les images ne laissent effectivement que peu de place au doute : le contact est net et aurait dû être sanctionné.
Le même assesseur VAR pour cinq matchs du Maroc
Ce qui choque le plus les observateurs, c'est la répétition de ces décisions favorables au pays organisateur. Pour la cinquième fois consécutive depuis le début de cette CAN 2025, le même assesseur VAR, le Congolais René Daniel Louzaya, officiait lors d'un match du Maroc. Une situation inédite et troublante qui alimente les soupçons de favoritisme.
Cette accumulation rappelle un incident similaire survenu contre la Tanzanie en huitièmes de finale, où un penalty évident n'avait pas non plus été accordé aux adversaires du Maroc. Les réseaux sociaux s'enflamment, les supporters camerounais et africains dénoncent massivement ce qu'ils considèrent comme un "vol organisé".
La polémique avait d'ailleurs commencé avant même le coup d'envoi. Samuel Eto'o avait vivement protesté contre le changement d'arbitre de dernière minute imposé par la CAF à la demande de la Fédération marocaine. L'Égyptien Amin Omar avait été écarté au profit du Mauritanien Dahane Beida, sans que la FECAFOOT ne soit officiellement informée.
Cette élimination dans ces conditions laisse des traces profondes. Les présidents des fédérations camerounaise et nigériane envisageraient de s'allier pour contester officiellement ces désignations arbitrales auprès de la CAF. La crédibilité de la Confédération africaine de football est désormais en jeu, alors que le Maroc poursuit sa route vers le titre dans une ambiance de plus en plus délétère.