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Rima Hassan placée en garde à vue pour apologie du terrorisme

L'eurodéputée européenne Rima Hassan a été placée en garde à vue le 2 avril 2026 à Paris dans le cadre d'une enquête pour "apologie du terrorisme". L'affaire porte sur un tweet supprimé évoquant Kōzō Okamoto, ancien membre de l'Armée rouge japonaise, selon plusieurs médias français.

L'enquête est menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris. L'élue de La France insoumise a été convoquée et interrogée sous le régime de la garde à vue, une procédure qui peut durer jusqu'à 24 heures.

Le message incriminé faisait référence à Kōzō Okamoto, figure controversée de l'Armée rouge japonaise, organisation classée comme terroriste. Ce tweet, depuis supprimé, aurait été signalé aux autorités judiciaires, déclenchant l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Réactions politiques et dénonciation d'un "harcèlement judiciaire"

L'entourage de Rima Hassan dénonce "un nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire" à l'encontre de l'élue franco-palestinienne. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a réagi vivement en dénonçant une "police politique".

Cette garde à vue intervient dans un contexte de tensions politiques autour des positions de Rima Hassan sur le conflit israélo-palestinien. L'eurodéputée, élue en 2024 sur la liste LFI, est régulièrement au centre de polémiques pour ses prises de position.

Certains médias mentionnent également la découverte d'une petite quantité de drogue de synthèse dans son sac lors de la garde à vue, une information non confirmée officiellement et absente de plusieurs sources. Cette mention doit donc être considérée avec prudence dans l'attente de précisions du parquet.

Un dossier sous surveillance

Le pôle national de lutte contre la haine en ligne, créé pour traiter les infractions commises sur Internet, s'est saisi de l'affaire. Cette structure spécialisée du parquet de Paris traite régulièrement des cas d'apologie du terrorisme, d'incitation à la haine ou de menaces graves diffusées en ligne.

L'apologie du terrorisme est un délit puni en France de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. La qualification pénale dépendra de l'analyse précise du contenu du message et de son contexte de publication.

À l'issue de sa garde à vue, Rima Hassan pourrait être soit remise en liberté sans poursuites, soit convoquée ultérieurement devant un juge, soit déférée directement devant le procureur en vue d'une éventuelle mise en examen. Le parquet de Paris n'a pas communiqué sur la suite de la procédure.

Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d'expression en ligne et sur la répression judiciaire des propos tenus sur les réseaux sociaux par des personnalités politiques.

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