Suisse : enquête et douleur alors que l’identification des victimes de l’incendie de Crans‑Montana se poursuit
Un bilan tragique de 40 morts et près de 120 blessés — dont plusieurs Français — se précise après l’incendie qui a ravagé le bar Le Constellation lors de la nuit du Nouvel An. À Crans‑Montana, familles et autorités s’efforcent de faire face à l’ampleur du traumatisme, entre recherches de proches et soins des survivants lourdement brûlés.
La station alpine de Crans‑Montana — lieu habituellement de réjouissances et de ski — est sous le choc après le drame qui a transformé une nuit de célébration en cauchemar. Dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 janvier, un incendie d’une violence exceptionnelle s’est déclaré au bar‑club Le Constellation, alors bondé de fêtards. Les autorités suisses ont dressé un bilan provisoire de 40 décès et 119 blessés, dont plusieurs dizaines grièvement brûlés et nécessitant des soins intensifs prolongés.
Dans les hôpitaux de Suisse et d’Europe, les équipes médicales sont confrontées à des blessures d’une rare gravité. Les victimes présentent des brûlures étendues au visage, aux mains et aux voies respiratoires, conséquence d’une propagation ultra‑rapide des flammes dans le sous‑sol du bar. La gravité des blessures complique les procédures d’identification : les autorités cantonales ont indiqué qu’il pourrait falloir plusieurs jours, voire des semaines, pour établir avec certitude l’identité de toutes les personnes décédées ou hospitalisées.
À travers l’Europe, les familles attendent des nouvelles de leurs proches, certains n’ayant plus de contact depuis la soirée du réveillon. Les réseaux sociaux se sont transformés en plateforme de recherche de disparus, avec des appels désespérés : « Nous avons essayé de joindre tous nos amis, publié des photos sur Instagram, Facebook, partout… aucun signe, aucune réponse », confie une jeune fille de 17 ans.
Les autorités suisses et les ambassades étrangères travaillent de concert pour centraliser les informations, informer les familles et coordonner les rapatriements ou transferts médicaux des blessés. Parmi les victimes prises en charge, on compte au moins 14 Français, ainsi que des ressortissants italiens, serbes et d’autres nationalités européennes, certains étant encore portés disparus au moment de ce point d’actualité.
Dans la station, l’émotion reste vive. Près du lieu du sinistre, des hommages spontanés se multiplient : fleurs, bougies et messages griffonnés à la hâte témoignent du choc et de la solidarité des habitants et des visiteurs. Le président de la Confédération suisse a décrété cinq jours de deuil national, décrivant l’incendie comme « l’une des pires tragédies que notre pays ait connues ».
Alors que l’enquête se poursuit, les autorités privilégient aujourd’hui la piste d’un accident lié à des bougies ou des feux de bengale placés sur des bouteilles de champagne, ayant enflammé le plafond très rapidement — mais rien n’est définitivement exclu pour l’instant et toutes les hypothèses sont examinées.
État des lieux des suites du drame
La priorité des secours reste la prise en charge des blessés et l’identification des victimes. Les services médicaux suisses ont dû organiser des transferts vers des centres spécialisés pour grands brûlés en Suisse et dans des pays voisins, faute de capacité suffisante dans le canton du Valais.
Les familles, elles, vivent dans l’angoisse. « Nous marchons entre espoir et peur, chaque sonnerie de téléphone peut être une nouvelle tragique ou un soulagement indescriptible », confie une mère en attente de nouvelles de son fils, encore hospitalisé dans un état critique.
Cet événement, qui a vu une fête de Nouvel An tourner au drame le plus absolu, rappelle brutalement la vulnérabilité des lieux de rassemblement et met en lumière l’indispensable contrôle des normes de sécurité dans les établissements festifs. Il reste désormais à comprendre pourquoi les flammes ont embrasé si vite ce bar mythique de Crans‑Montana et comment éviter que pareille tragédie ne se reproduise.
Ce point d’actualité sera mis à jour dès que de nouvelles informations officielles seront publiées par les autorités suisses ou relayées par la presse internationale.