Tempête Oriana : la DGAC impose des réductions de vols à Roissy et Orly
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire leurs programmes de vols sur les aéroports parisiens de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly ce dimanche 15 février. En cause : la dépression Oriana, qui apporte neige et verglas sur l'Île-de-France, avec 15 départements placés en vigilance orange. Les réductions atteignent 30 % à Roissy et 20 % à Orly.
C'est un nouvel épisode hivernal qui vient perturber le trafic aérien français. Après la tempête Nils qui a frappé le sud de la France en début de semaine, la dépression Oriana s'abat sur le nord du pays, provoquant des chutes de neige de 1 à 3 centimètres en région parisienne et jusqu'à 6 centimètres dans les Hauts-de-France.
Face à ces conditions météorologiques dégradées, la DGAC a pris une décision préventive : imposer aux compagnies aériennes une réduction de 30 % de leur programme de vols à Paris-Charles de Gaulle entre 7 heures et 16 heures. À Paris-Orly, la diminution est fixée à 20 % entre 6 heures et 14 heures. Ces mesures concernent aussi bien les départs que les arrivées.
Des suppressions préventives pour éviter le chaos
Ces réductions prennent la forme de « suppressions préventives visant à fluidifier les opérations dans un contexte de capacités au sol contraintes », selon la DGAC. L'objectif est d'éviter la saturation des aires de trafic et des pistes durant les opérations de dégivrage, qui ralentissent considérablement les rotations des appareils.
Les annulations ciblent principalement les vols court et moyen-courriers qui disposent d'alternatives, notamment ferroviaires. Plusieurs liaisons entre la France et l'Algérie sont d'ores et déjà touchées. Le vol AH 1011 d'Air Algérie au départ de Paris-Orly vers Alger a été annulé, tout comme le vol AH 1010 en sens inverse. Transavia a également supprimé les vols TO 7265 et TO 7281 entre Béjaïa et Paris-Orly.
Cette situation n'est pas sans rappeler les perturbations provoquées début janvier par un épisode similaire ayant affecté les aéroports français. Le 5 janvier, la DGAC avait imposé une réduction de 15 % des vols, entraînant l'annulation d'environ 140 vols et des retards de plusieurs dizaines de minutes. Le lendemain, les annulations avaient grimpé à 40 % à Roissy et 25 % à Orly.
Les passagers invités à la prudence
La DGAC « invite les passagers à s'informer auprès de leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol » et précise que ses équipes « restent pleinement mobilisées pour assurer la continuité du trafic aérien dans les meilleures conditions de sécurité ». Les voyageurs sont encouragés à privilégier le report ou la modification de leur déplacement, en particulier pour les trajets non essentiels.
En cas d'annulation, le règlement européen CE 261/2004 protège les droits des passagers. Si les conditions météorologiques sont classées comme « circonstances extraordinaires » – ce qui dispense les compagnies de verser une indemnisation forfaitaire –, les voyageurs conservent le droit d'exiger un remboursement intégral ou un réacheminement. Les compagnies sont également tenues de fournir repas, boissons et hébergement en cas de retard prolongé.
Les autorités recommandent enfin aux passagers maintenant leur déplacement d'arriver en avance à l'aéroport et de tenir compte des difficultés de circulation sur les routes franciliennes, elles aussi perturbées par les conditions hivernales.