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CAN 2025 : la guerre des serviettes, scandale surréaliste de la finale

C'est l'image surréaliste qui a marqué la finale de la CAN 2025 dimanche soir à Rabat. Sous une pluie battante, le gardien sénégalais Édouard Mendy s'est retrouvé au cœur d'une guerre absurde : celle de sa serviette, convoitée par des ramasseurs de balles et même par le capitaine marocain Achraf Hakimi. Un épisode grotesque qui éclipse presque la victoire historique des Lions de la Teranga.

La scène a de quoi laisser pantois. Dès les premières minutes de cette finale tant attendue entre le Maroc et le Sénégal, les ramasseurs de balles postés derrière les cages d'Édouard Mendy se sont employés méthodiquement à subtiliser la serviette du portier. Un accessoire pourtant indispensable pour maintenir l'adhérence de ses gants sous une pluie torrentielle.

Face à ce harcèlement organisé, Yehvann Diouf, troisième gardien de la sélection sénégalaise évoluant à l'OGC Nice, a pris les choses en main. Pendant de longues minutes, il s'est posté derrière les buts pour surveiller la précieuse serviette, n'hésitant pas à courir autour du terrain pour échapper aux ramasseurs particulièrement insistants. Une mission de protection aussi inattendue qu'héroïque.

Hakimi pris la main dans le sac

L'affaire aurait pu rester un simple fait de match si des joueurs marocains ne s'en étaient pas mêlés. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent clairement Achraf Hakimi, capitaine des Lions de l'Atlas, balançant la serviette par-dessus les panneaux publicitaires. Le même Hakimi qui, ironie du sort, a soulevé quelques heures plus tard le trophée du fair-play au nom de son équipe.

Son coéquipier Ismael Saibari, tout juste remplacé, s'est quant à lui planté devant Yehvann Diouf pour l'empêcher de rendre la serviette à Mendy. Une attitude qui a fait monter la tension d'un cran. Malick Diouf, défenseur sénégalais, a dû récupérer le tissu éjecté dans les panneaux publicitaires.

« Je ne sais pas pourquoi ça s'est passé comme ça parce que c'était juste des serviettes », a confié Yehvann Diouf après la rencontre. « Peut-être qu'il y a un peu d'imagination derrière ces serviettes. J'étais autant surpris que vous mais on était soudés et Édouard a pu avoir les serviettes dont il avait besoin. »

Un précédent en demi-finale contre le Nigeria

Ce n'est pas la première fois que cette tactique déloyale était employée durant la compétition. Lors de la demi-finale opposant le Maroc au Nigeria, le gardien Stanley Nwabali avait subi exactement le même traitement. Ses serviettes avaient été successivement retirées par un ramasseur de balles puis un stadier, sous les applaudissements d'une partie du public. Une répétition qui interroge sur le caractère organisé de ces agissements.

Malgré ces conditions hostiles, le Sénégal a su garder son calme et son football. Les quatorze joueurs de Ligue 1 présents sur la pelouse ont finalement vu les Lions de la Teranga l'emporter 1-0 grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. Une victoire arrachée après que Brahim Diaz eut raté sa panenka sur un penalty controversé accordé au Maroc.

L'attribution du trophée du fair-play au Maroc, quelques minutes après le coup de sifflet final, a provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. Une récompense devenue symbole du décalage entre les instances du football africain et la réalité du terrain. Cette finale restera dans les mémoires, autant pour le sacre mérité du Sénégal que pour cette guerre des serviettes qui a sali l'image du football continental.

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