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Isabelle Adjani jugée en appel pour fraude fiscale : l'affaire renvoyée au 1er avril

L'actrice française Isabelle Adjani, 70 ans, a comparu ce jeudi 27 février 2026 devant la cour d'appel de Paris dans le cadre de son procès pour fraude fiscale et blanchiment d'argent. L'audience a toutefois tourné court : ses avocats ont soulevé une question de nullité, entraînant le renvoi de l'affaire au 1er avril prochain.

La star du cinéma français contestait sa condamnation de décembre 2023 par le tribunal correctionnel de Paris. En première instance, elle avait écopé de deux ans de prison avec sursis et 250 000 euros d'amende. Une décision rendue en son absence pour raisons médicales, qualifiées de « pathologie aiguë » par sa défense.

Initialement prévu le 26 février, le procès avait déjà été reporté d'un jour. Ce vendredi, en présence de l'actrice cette fois, les débats n'ont pas pu avoir lieu. Ses conseils ont invoqué une question de nullité portant sur la recevabilité d'un élément de preuve lié à une demande d'assistance administrative au Portugal. La cour a décidé de renvoyer l'affaire au 1er avril 2026.

Des accusations multiples liées aux Panama Papers

L'enquête avait été ouverte en 2016 après l'apparition du nom d'Isabelle Adjani dans les Panama Papers. L'actrice y figurait comme détentrice d'une société offshore aux îles Vierges britanniques. Si ce volet n'a conduit à aucune poursuite, les investigations ont mis au jour d'autres irrégularités présumées.

Trois infractions principales lui sont reprochées. D'abord, une fausse domiciliation au Portugal en 2016 et 2017, qui lui aurait permis d'échapper à 236 000 euros d'impôt sur le revenu. Ensuite, une « donation déguisée » de deux millions d'euros reçue en 2013 de l'homme d'affaires sénégalais Mamadou Diagna Ndiaye. Présentée comme un prêt, cette somme lui aurait évité 1,2 million d'euros de droits de mutation, alors qu'elle traversait des difficultés financières.

Enfin, des faits de blanchiment d'argent : le versement de 119 000 euros vers le Portugal depuis un compte non déclaré aux États-Unis. Selon le tribunal de première instance, « les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d'autre justification que de dissimuler l'origine et la destination de ces fonds ».

La défense plaide l'erreur de conseil

Face à ces accusations, les avocats d'Isabelle Adjani ont toujours plaidé la bonne foi. Ils soutiennent que la domiciliation portugaise résulte d'une simple erreur dans ses déclarations fiscales et que leur cliente a été « mal conseillée » durant cette période.

Le tribunal correctionnel avait toutefois estimé que ses agissements témoignaient d'une « volonté délibérée de dissimulation » vis-à-vis de l'administration fiscale. Il avait souligné le « préjudice grave porté à l'égalité des citoyens devant l'impôt ». La fraude totale reprochée à l'actrice s'élèverait à environ 1,4 million d'euros.

Cette affaire rappelle d'autres dossiers de fraude fiscale impliquant des résidences fictives à l'étranger. La justice française se montre de plus en plus vigilante sur ces montages, notamment depuis les révélations des Panama Papers en 2016. Rendez-vous le 1er avril pour connaître la suite de ce feuilleton judiciaire.

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