En plein hiver, la Méditerranée reste une route migratoire mortelle (Abonnés)
En plein cœur de l’hiver 2026, alors que les tempêtes balaient la Méditerranée et que les ports ferment les uns après les autres, des hommes, des femmes et des enfants continuent de prendre la mer. La saison froide, censée ralentir les départs, n’a jamais mis fin aux traversées migratoires. Elle les rend simplement plus dangereuses.
Chaque hiver, le même constat s’impose aux équipes de secours et aux ONG : la Méditerranée ne dort jamais. Les embarcations quittent toujours les côtes libyennes, tunisiennes ou turques, malgré une météo défavorable et des températures glaciales. Les chiffres varient selon les sources, mais la réalité demeure. Le risque de naufrage augmente, tandis que les capacités de sauvetage sont mises à rude épreuve. « En hiver, la mer tue plus vite », résume un responsable humanitaire interrogé par France 24.
Cette persistance des traversées interroge. Elle révèle d’abord l’absence d’alternative réelle pour des milliers de personnes fuyant conflits, persécutions ou misère économique. Contrairement à une idée répandue, la météo n’est pas le facteur décisif du départ. Ce sont les conditions à terre qui pèsent le plus lourd. Quand rester devient impossible, la mer, même hostile, apparaît comme la seule issue.