APL, prêt immobilier et prix du gaz : 3 infos du 14 juillet 2026
Trois mesures économiques majeures marquent la mi-juillet 2026 pour les ménages français : les aides personnalisées au logement (APL) seront revalorisées au 1er octobre prochain, un nouveau prêt bonifié à 1,99 % vient renforcer l'accès à la propriété pour les primo-accédants, et le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) accuse une hausse de 7,4 % TTC au 1er juillet. Tour d'horizon de ces trois actualités qui pèsent directement sur le budget des Français.
Commençons par les bonnes nouvelles pour les locataires. Selon les dernières projections de la Caisse nationale des allocations familiales (CAF), les aides personnalisées au logement devraient augmenter de 1,15 % au 1er octobre 2026, conformément à l'indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre de l'année. Cette revalorisation automatique, prévue chaque automne par la loi, bénéficierait à l'ensemble des quelque six millions d'allocataires de l'APL en France métropolitaine, en Corse et dans les départements d'outre-mer. Le versement de ces nouvelles allocations interviendra à partir du jeudi 5 novembre 2026 — il s'agit du paiement des droits du mois d'octobre.
Toutefois, cette revalorisation reste conditionnée à l'absence d'un gel décidé par décret gouvernemental à la rentrée. Dans le cadre du budget 2026, l'exécutif avait initialement envisagé un blocage des allocations afin de contenir les dépenses publiques. En avril dernier, seul le forfait de charges avait été relevé de 0,8 %, soit un gain net d'environ 0,48 euro par mois pour une personne seule — un effort modeste qui avait suscité des critiques de la part des associations de défense des locataires. En parallèle, un durcissement des conditions d'éligibilité a été acté : depuis le 1er juillet 2026, les étudiants extracommunautaires non boursiers ne peuvent plus prétendre à l'APL. Cette réforme touche plusieurs dizaines de milliers de personnes, principalement des étudiants algériens, et alimente un débat politique et social vif.
Prêt immobilier : le PTZ étendu et un nouveau prêt bonifié pour les primo-accédants
Sur le marché du crédit immobilier, les conditions d'accès à la propriété continuent d'évoluer. Après plusieurs mois de stabilisation des taux autour de 3,3 % en moyenne sur vingt ans, le premier semestre 2026 a vu les établissements bancaires déployer des offres plus attractives à destination des primo-accédants qui ne peuvent bénéficier du Prêt à Taux Zéro (PTZ). Plusieurs banques proposent désormais un prêt bonifié spécifique qui permet d'emprunter jusqu'à 10 % du montant total du crédit, dans la limite de 25 000 euros, à un taux préférentiel de 1,99 %. Ce dispositif vise à combler le vide laissé pour les ménages juste au-dessus des plafonds du PTZ, catégorie souvent qualifiée de « classe moyenne coincée ».
Par ailleurs, le PTZ lui-même a connu une réforme substantielle depuis son entrée en vigueur rénovée le 1er avril 2025, prolongée jusqu'au 31 décembre 2027. Le plafond maximal pris en compte dans le calcul du prêt à taux zéro est passé de 156 000 euros à 195 000 euros, soit une hausse de 25 %. Cette évolution élargit mécaniquement le montant qu'il est possible d'emprunter sans intérêts, réduisant d'autant la part du financement soumise aux taux de marché. Le PTZ peut désormais couvrir jusqu'à 50 % du coût total de l'opération, y compris pour les maisons individuelles neuves partout en France — une nouveauté notable. En ce début juillet, les taux moyens constatés par la Banque de France s'établissent à 3,17 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,42 % sur 25 ans. Les spécialistes du crédit immobilier anticipent une légère détente d'ici la fin de l'année, en lien avec les décisions de la Banque centrale européenne.
Gaz : une hausse de 7,4 % dès le 1er juillet, soit 2,7 € de plus en moyenne sur la facture
C'est sans conteste la mauvaise nouvelle de ce début de juillet pour les consommateurs : le prix repère de vente du gaz naturel, publié par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), a bondi de 7,4 % TTC au 1er juillet 2026. Le tarif indicatif passe ainsi de 152,86 €/MWh TTC à 164,21 €/MWh TTC. En pratique, la CRE estime l'impact moyen à 2,7 euros TTC supplémentaires sur la facture du mois de juillet pour les foyers dont l'offre de fourniture est indexée sur ce prix repère. Pour un client résidentiel chauffant son logement au gaz, le prix du kilowattheure ressort désormais à 0,1277 €/kWh TTC, contre 0,1606 €/kWh TTC pour les usages cuisson et eau chaude sanitaire. L'abonnement annuel d'une offre de type B1 (chauffage) s'établit quant à lui à 359,63 euros TTC par an.
Cette hausse intervient dans un contexte de tension sur les marchés européens du gaz, alimentée par une demande soutenue et des incertitudes géopolitiques persistantes. Rappelons que les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont été définitivement supprimés le 30 juin 2023 : depuis lors, la CRE publie chaque mois ce prix repère, qui constitue une référence transparente pour aider les consommateurs à comparer les offres des différents fournisseurs. Si vous n'avez pas révisé votre contrat depuis plus d'un an, ce signal à la hausse est une invitation à consulter les offres du marché, notamment celles à prix fixe qui permettent de se prémunir contre les fluctuations des mois à venir. L'Observatoire national des marchés de détail de l'énergie recommande de comparer au moins trois offres avant tout changement de fournisseur.