L'Iran menace d'un embrasement mondial : Téhéran prévient que le feu de la guerre s'étendra
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a lancé un avertissement glaçant à la communauté internationale, prévenant que le conflit actuel entre l'Iran et la coalition américano-israélienne risque de dégénérer en embrasement mondial. Alors que les frappes se poursuivent pour le cinquième jour consécutif, Téhéran durcit le ton et menace d'étendre les représailles bien au-delà du Moyen-Orient.
Dans une lettre adressée au secrétaire général et au président du Conseil de sécurité de l'ONU, le chef de la diplomatie iranienne a dénoncé un « acte terroriste lâche » perpétré le 28 février 2026 contre « la plus haute autorité officielle d'un État membre des Nations unies ». Abbas Araghchi a mis en garde contre les conséquences d'une absence de régulation internationale, évoquant « un risque réel d'embrasement généralisé au Moyen-Orient et de perturbation des routes énergétiques stratégiques ».
L'avertissement du ministre iranien intervient alors que le détroit d'Ormuz a été fermé par les Gardiens de la révolution, menaçant l'approvisionnement énergétique mondial. Les frappes iraniennes ont déjà touché des cibles aux Émirats arabes unis, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et même à Chypre, pays membre de l'Union européenne.
Une escalade sans précédent depuis la mort de Khamenei
La mort du Guide suprême Ali Khamenei, confirmée le 1er mars par les médias d'État iraniens, a constitué un tournant dans ce conflit. Abbas Araghchi a qualifié cet assassinat d'« absolument sans précédent et de violation majeure du droit international », avertissant que cette action avait rendu la confrontation « encore plus dangereuse et plus compliquée ». Le ministre a souligné que Khamenei n'était pas seulement le dirigeant de l'Iran, mais « un leader religieux de haut rang pour des millions de musulmans, même en dehors de l'Iran, à travers toute la région ».
Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal avant le début des hostilités, Araghchi avait averti qu'« une confrontation totale sera certainement féroce et durera bien, bien plus longtemps que les délais fantaisistes qu'Israël et ses supplétifs tentent de vendre à la Maison Blanche », ajoutant que le conflit « embrasera certainement toute la région ».
Le général de brigade Ebrahim Jabbari des Gardiens de la révolution a renchéri avec des propos incendiaires : « Le détroit d'Ormuz est fermé. Quiconque veut passer, nos héros dévots de la marine du CGRI et de l'armée mettront le feu à ces navires. » Les Gardiens ont également menacé que les États-Unis « ne seront plus en sécurité » et « paieront » pour ce conflit.
L'Europe dans la ligne de mire
Abbas Araghchi a étendu ses menaces aux nations européennes, déclarant que toute implication militaire serait considérée comme « un acte de guerre ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a averti que des « actions défensives » européennes déclencheraient des représailles iraniennes « ciblant les villes européennes ». Cette menace directe intervient alors que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni se déclarent prêts à frapper l'Iran.
Malgré ces avertissements, Araghchi a insisté sur le fait que l'Iran agissait en légitime défense. « Nous nous défendons, quoi qu'il en coûte », a-t-il déclaré à ABC News. « Ce que font les États-Unis est un acte d'agression. Ce que nous faisons est un acte de légitime défense. »
Le conflit, déclenché le 28 février par une opération conjointe américano-israélienne baptisée « Opération Fureur épique » côté américain et « Opération Lion rugissant » côté israélien, a déjà fait des victimes dans plusieurs pays du Golfe. La communauté internationale retient son souffle alors que l'ombre d'un embrasement mondial plane sur le Moyen-Orient.