Les États‑Unis capturent Maduro, violation sans précédent de la souveraineté vénézuélienne
Dans une opération militaire sans précédent dans l’Amérique latine du XXIᵉ siècle, les forces armées des États‑Unis ont bombardé Caracas dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, capturé de force le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, puis les ont extraits du territoire. Ce 3 janvier restera une date gravée dans l’histoire comme le jour où le droit international a été piétiné au profit de la loi de la jungle.
Peu avant 2 h du matin, des explosions ont retenti dans plusieurs quartiers de Caracas, frappant des installations militaires clés comme Fuerte Tiuna et La Carlota, tandis que des avions et hélicoptères américains opéraient à basse altitude au‑dessus de la capitale vénézuélienne. Quelques heures plus tard, dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé que l’opération avait permis la capture de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, qui auraient été « extraits du pays » et destinés à faire face à des poursuites pénales aux États‑Unis pour narcoterrorisme.
L’annonce a provoqué une onde de choc immédiate à travers le continent. À Caracas, la vice‑présidente Delcy Rodríguez a affirmé ignorer où se trouvent le couple, exigeant une preuve de vie et accusant Washington d’« agression impérialiste » visant à s’emparer des ressources pétrolières et minérales du pays. Le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’urgence et appelé « toutes les forces sociales et politiques » à se mobiliser contre ce qu’il qualifie d’« attaque étrangère » sans précédent.
La communauté internationale, encore sous le choc, commence à réagir. À Brasilia, le président Lula da Silva a dénoncé une « ligne inacceptable » franchie par Washington, appelant à une réponse vigoureuse de l’ONU face à ce qui constitue selon lui une « violation grave de la souveraineté d’un État membre ». En Europe, des dirigeants ont souligné la nécessité de respecter le droit international tout en appelant à établir clairement les faits.
Une agression qui rebâtit la loi de la jungle
Ce qui s’est déroulé aujourd’hui dépasse une simple opération militaire ciblée : c’est la canibalisation du droit international par une superpuissance qui s’arroge le droit d’aller renverser un chef d’État au nom de ses propres intérêts. Depuis des mois, l’administration Trump avait intensifié la pression sur Caracas, multipliant frappes et opérations contre des installations accusées de servir au narcotrafic et qualifiant Maduro de dirigeant d’un «narco‑État».
Mais l’escalade actuelle — bombardement de la capitale, déni de la souveraineté territoriale, capture et extraction d’un président élu, quel que soit le débat sur sa légitimité — marque une rupture dangereuse. Le président vénézuélien, qui avait survécu à des années de tensions internes, de crises économiques et de sanctions internationales, se retrouve désormais dans les mains d’une puissance étrangère.
Pour ses détracteurs, Trump ne cache pas son objectif réel : déloger Maduro pour installer à Caracas une opposition d’extrême droite plus conforme aux intérêts américains et, dans le même temps, accéder sans entraves aux vastes réserves énergétiques de la nation sud‑américaine. Depuis longtemps, le Venezuela riche en pétrole est au cœur des convoitises géopolitiques, et ce brusque changement de régime apparaît à beaucoup comme une manœuvre qui dépasse les simples considérations judiciaires avancées à Washington.
Au cœur de cette crise, les populations civiles paient déjà un lourd tribut. Des vidéos circulent de rues plongées dans la panique, des pylônes électriques en flammes, et des quartiers où la vie quotidienne s’est arrêtée. Si aucun bilan officiel n’a encore été rendu public, des témoins évoquent plusieurs explosions dans divers points de la ville, sur fond de coupures d’électricité et de sirènes d’alerte.
Alors que Caracas se réveille sous le choc, la planète observe une dégradation sans précédent des normes qui ont régulé les relations entre États depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’opération américaine risque de redéfinir les équilibres régionaux et d’ouvrir une ère où la supériorité militaire sert de juge ultime, reléguant le droit international à un rôle secondaire, sinon symbolique.
À l’heure où l’on écrit ces lignes, l’incertitude demeure totale : qui dirige réellement le Venezuela ? Où se trouvent Maduro et Flores ? Et surtout, quelles seront les conséquences diplomatiques, économiques et humaines d’un acte qui, pour beaucoup, constitue une agression ouverte contre un État souverain ? Le silence des institutions multilatérales face à ce tournant pourrait bien laisser une empreinte durable sur l’ordre mondial.