Port de Marseille : 67 kg de cocaïne saisis dans un conteneur de bananes
Les agents des douanes de Marseille ont réalisé une nouvelle saisie importante de stupéfiants le dimanche 11 janvier 2026. Près de 67,45 kilogrammes de cocaïne ont été découverts dissimulés dans le bloc moteur d'un conteneur réfrigéré transportant des bananes en provenance d'Équateur. La drogue, qui n'était pas destinée au marché français, devait poursuivre sa route vers Barcelone.
C'est le Centre de Ciblage Maritime des douanes de Marseille (CCMM) qui a identifié plusieurs conteneurs suspects à bord d'un navire faisant escale dans différents ports méditerranéens. Une équipe de la brigade de surveillance extérieure, spécialisée dans le contrôle des conteneurs et du fret maritime, a été immédiatement dépêchée à bord du navire.
Les moyens techniques déployés par les agents, notamment un scanner mobile à faible intensité mis en service depuis janvier 2025, ont rapidement révélé des images suspectes dans le compartiment moteur d'un conteneur réfrigéré. Ce dernier, rempli de bananes équatoriennes, était officiellement destiné au port de Barcelone.
Près de 60 pains de cocaïne dissimulés
L'ouverture du bloc moteur a permis de mettre au jour la cachette : près de 60 pains de cocaïne y étaient soigneusement entassés, pour un poids total évalué à 67,45 kilogrammes. Cette méthode de dissimulation, connue des services de l'État sous le nom de « rip-off », consiste pour les organisations criminelles à « polluer » un fret commercial tout à fait légal pour y cacher de la drogue à l'insu des transporteurs.
Fait notable : cette cargaison n'était pas destinée au marché marseillais ni même français. Le conteneur devait poursuivre sa route vers l'Espagne, ce qui suggère que la drogue « aurait pu être destinée à la vente au détail dans un autre État européen », selon les autorités.
Une enquête confiée à l'OFAST
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête des chefs d'importation et de trafic de stupéfiants en bande organisée. L'affaire a été confiée à l'Office anti-stupéfiants (OFAST), chargé de remonter les filières d'approvisionnement depuis l'Amérique latine.
Cette nouvelle interception intervient dans un contexte de lutte renforcée contre le narcotrafic sur le littoral méditerranéen. En novembre 2025, une opération d'envergure avait permis de saisir 239 kilogrammes de cocaïne et de démanteler un réseau d'importation depuis l'Amérique latine transitant par le port phocéen.
En France, 75 % de la cocaïne saisie arrive par voie maritime. Le Grand Port Maritime de Marseille, deuxième port français et point d'entrée stratégique en Méditerranée, reste une cible privilégiée pour les trafiquants internationaux. Les autorités douanières ont considérablement renforcé leurs capacités de détection ces dernières années, avec le déploiement de scanners mobiles et l'amélioration du ciblage maritime.