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Aide carburant : dernières semaines pour toucher les 100 euros en 2026

Le guichet de l'aide carburant pour les « grands rouleurs » ferme ses portes le 30 septembre 2026, et plusieurs millions de Français n'ont toujours pas fait leur demande. Cette indemnité de 100 euros, versée par l'État aux travailleurs qui parcourent de longues distances pour aller travailler, s'ajoute à d'autres dispositifs actifs cette année : prime carburant employeur revalorisée, chèque énergie et aides régionales à la mobilité. Voici un tour d'horizon complet, avec montants, conditions et démarches, pour ne rien laisser sur la table avant la fin de l'année.

L'aide carburant « grands rouleurs » s'adresse aux actifs dont les revenus sont modestes et qui dépendent de leur véhicule pour travailler. Le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 euros pour l'année 2024. Les bénéficiaires doivent aussi parcourir au moins 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail, soit 30 kilomètres aller-retour par jour, ou justifier de 8 000 kilomètres parcourus par an dans le cadre de leur activité professionnelle.

Le montant de l'aide est fixé à 100 euros par personne et par véhicule, ce qui correspond à environ 20 centimes économisés par litre sur une consommation moyenne de six mois. Seuls les véhicules à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, sont concernés. Les voitures électriques, les véhicules de fonction, les poids lourds et les engins agricoles restent exclus du dispositif.

Comment déposer sa demande avant l'échéance

La démarche se fait exclusivement en ligne, via le simulateur mis à disposition sur le site impots.gouv.fr. Le demandeur doit renseigner son état civil, son numéro fiscal et l'immatriculation du véhicule utilisé, puis certifier sur l'honneur les distances parcourues. L'administration recommande de conserver les justificatifs de trajet pendant cinq ans, en cas de contrôle ultérieur.

Une fois le dossier validé, le versement intervient sur le compte bancaire du bénéficiaire dans un délai d'environ dix jours. L'aide ne peut être perçue qu'une seule fois par personne et par véhicule sur toute la période. Le gouvernement avait initialement fixé la clôture du guichet au 31 août 2026, avant de repousser l'échéance d'un mois face à l'afflux de demandes tardives. « Nous avons constaté que de nombreux travailleurs éligibles n'avaient pas encore fait valoir leurs droits », avait justifié le ministère de l'Économie lors de l'annonce de cette prolongation.

Prime carburant employeur et chèque énergie : les autres leviers

Au-delà de l'aide de l'État, les salariés peuvent aussi bénéficier de la prime carburant versée par leur employeur, un dispositif facultatif mais nettement renforcé depuis juin 2026. Son plafond d'exonération de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu est passé de 300 à 600 euros par an, et s'applique désormais à tous les types de véhicules, y compris électriques et hybrides. La condition de zone géographique ou d'absence de transport collectif, qui limitait auparavant l'accès à cette prime, a également été supprimée.

Cette prime carburant peut se cumuler avec plusieurs autres dispositifs, notamment le remboursement des abonnements de transports en commun, le forfait mobilités durables pour les trajets à vélo ou en covoiturage, ainsi que l'indemnité kilométrique versée pour les déplacements professionnels. Il revient toutefois à chaque employeur de décider s'il met en place cette prime, aucune obligation légale ne s'imposant à lui.

Le chèque énergie, distribué automatiquement au printemps aux ménages dont le revenu fiscal de référence par unité de consommation est inférieur à 11 000 euros, ne couvre en revanche pas les dépenses de carburant automobile. Son montant varie entre 48 et 277 euros selon la composition du foyer, pour une moyenne de 153 euros. Ce chèque reste réservé aux factures d'électricité, de gaz, de fioul domestique ou de bois de chauffage, une distinction que beaucoup de bénéficiaires ignorent encore.

Plusieurs régions ont mis en place leurs propres dispositifs complémentaires pour les travailleurs précaires dépendants de leur véhicule. L'Île-de-France, le Grand Est, les Pays de la Loire, la Bretagne et l'Occitanie proposent notamment des chèques mobilité ou des subventions pour l'installation de boîtiers homologués permettant de rouler à l'éthanol E85, une solution qui réduit sensiblement le coût du plein. Ces aides régionales se cumulent en général avec les dispositifs nationaux, sous réserve de respecter les conditions de ressources propres à chaque collectivité.

Face à la persistance des tensions sur les prix à la pompe, le gouvernement avait déjà prolongé ses aides carburant plus tôt dans l'année, un signe que la question du pouvoir d'achat lié à la mobilité reste sensible. Les épisodes de pénurie de carburant dans plusieurs régions françaises ont d'ailleurs renforcé la demande pour ces dispositifs de soutien, certains automobilistes ayant dû multiplier les kilomètres pour trouver une station ouverte.

Pour les travailleurs concernés, la marche à suivre reste simple : vérifier son éligibilité sur impots.gouv.fr avant le 30 septembre, se renseigner auprès de son employeur sur l'existence d'une prime carburant, et consulter le site de sa région pour connaître les aides à la mobilité disponibles localement. Cumulés, ces dispositifs peuvent représenter plusieurs centaines d'euros d'économies annuelles pour un foyer aux revenus modestes.

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