Netanyahu appelle d'autres pays à rejoindre la guerre contre l'Iran
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le moment était venu pour les dirigeants d'autres pays de rejoindre la guerre contre l'Iran, affirmant que certains d'entre eux avaient déjà commencé à agir dans ce sens. Cette déclaration intervient alors que la guerre israélo-américaine contre l'Iran entre dans sa quatrième semaine, avec une intensification sans précédent des frappes mutuelles.
Alors que les opérations militaires conjointes israélo-américaines, baptisées «Rugissement du Lion» côté israélien et «Fureur Épique» côté américain, se poursuivent depuis maintenant trois semaines, Netanyahu multiplie les appels à la formation d'une coalition internationale plus large. «Le temps est venu pour que les dirigeants d'autres pays rejoignent cette guerre, et certains ont déjà commencé à se mobiliser dans cette direction», a-t-il affirmé lors d'une récente allocution.
Trump conditionne l'ouverture du détroit d'Ormuz à la participation arabe
Dans une interview téléphonique accordée à la chaîne israélienne Channel 14, le président américain Donald Trump a quant à lui insisté sur la nécessité pour les pays arabes de rejoindre les opérations militaires en cours contre l'Iran, afin de garantir la sécurité de la navigation et l'approvisionnement énergétique mondial.
«Pour maintenir le détroit d'Ormuz ouvert, la réponse est oui, ils devront nous rejoindre», a déclaré Trump, justifiant sa position par le fait que les États-Unis ne bénéficient pas directement du pétrole de la région. Selon lui, ce sont les pays qui dépendent de ces approvisionnements énergétiques qui doivent participer activement aux combats.
Le président américain a également appelé plusieurs nations à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d'Ormuz, exprimant l'espoir que le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Corée du Sud et le Japon soutiennent cet effort international. «Nous serons là pour aider ces pays dans cette mission», a-t-il assuré.
L'Iran riposte : plus de 100 blessés dans le sud d'Israël
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions extrêmes. Samedi dernier, l'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles balistiques contre le sud d'Israël, faisant plus de 100 blessés. Les villes d'Arad et de Dimona, cette dernière abritant le centre de recherche nucléaire israélien, ont été particulièrement touchées.
En réponse, Netanyahu a promis des représailles «sur tous les fronts», affirmant qu'Israël menait un combat existentiel. Selon l'armée israélienne, l'Iran a tiré environ 400 missiles vers Israël depuis le début du conflit, dont 92% ont été interceptés.
La coordination militaire israélo-américaine a permis à Netanyahu de réaliser ce qu'il qualifie d'objectif poursuivi «depuis 40 ans». L'offensive conjointe a déjà fait plus de 1 400 morts en Iran et environ 1 000 au Liban, sans compter les victimes dans d'autres pays de la région touchés par l'extension du conflit.
Sur le plan diplomatique, l'Italie a déjà annoncé son refus de participer à cette guerre, tandis que d'autres pays européens restent prudents. La question de l'élargissement de la coalition demeure donc un enjeu majeur pour les semaines à venir, alors que le conflit ne montre aucun signe d'apaisement.