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Trump perd patience et pose un ultimatum de 48h à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz

Au 23e jour de guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l'Iran ce dimanche 22 mars. Si Téhéran ne rouvre pas « totalement » le détroit d'Ormuz, les États-Unis « frapperont et anéantiront » ses centrales électriques. L'Iran a immédiatement répliqué en menaçant de viser des infrastructures stratégiques régionales.

Dans un message incendiaire publié sur sa plateforme Truth Social, le président américain n'a pas mâché ses mots : « Si l'Iran n'ouvre pas TOTALEMENT, SANS MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses diverses CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE. »

Cette escalade verbale intervient alors que le passage maritime stratégique, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, reste largement bloqué depuis le début du conflit au mois de mars. Les cours du Brent ont clôturé vendredi à 112,19 dollars le baril, témoignant de la nervosité des marchés face à cette crise énergétique mondiale.

Téhéran promet des représailles immédiates

La réponse iranienne n'a pas tardé. Le régime a prévenu que si Washington mettait ses menaces à exécution, l'armée iranienne ciblerait les infrastructures « énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau » dans toute la région. Une menace qui fait peser un risque considérable sur les monarchies du Golfe, largement dépendantes de ces installations vitales.

Un responsable iranien, Ali Mousavi, représentant de l'Iran auprès de l'Organisation maritime internationale, a renvoyé la responsabilité du blocage à Israël et aux États-Unis. Selon lui, le détroit reste ouvert à tous les navires, à l'exception des flottes des pays « ennemis ». L'Iran a notamment autorisé la Chine, l'Inde et le Pakistan à faire transiter leurs navires.

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a réaffirmé que le détroit resterait fermé aux Américains et à leurs alliés jusqu'à la fin du conflit. Une position intransigeante qui laisse peu de place à la négociation.

Une coalition internationale condamne l'Iran

Face à cette impasse, une coalition de pays comprenant l'Australie, Bahreïn, le Canada et de nombreuses autres nations a publié samedi une déclaration commune condamnant « dans les termes les plus fermes » les attaques iraniennes contre des navires civils non armés et les infrastructures pétrolières du Golfe.

Donald Trump a par ailleurs critiqué l'OTAN, accusant l'alliance de manquer de « courage » pour aider les États-Unis à rouvrir le passage maritime. « L'OTAN pourrait nous aider, mais jusqu'ici elle n'a pas eu le courage de le faire », a-t-il déclaré.

L'amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain, a affirmé samedi que la capacité de l'Iran à attaquer des navires dans le détroit avait été « dégradée » après que des chasseurs américains ont largué des bombes de plus de 2 000 kilos sur une installation côtière souterraine iranienne abritant des missiles de croisière antinavires.

Pendant ce temps, la situation humanitaire se dégrade. Deux missiles iraniens se sont abattus sur les villes d'Arad et Dimona, dans le sud d'Israël, faisant au moins 180 blessés, dont huit dans un état grave. En réponse, Israël accuse l'Iran d'avoir ciblé des zones civiles, tandis que Téhéran dénonce des frappes israélo-américaines sur le site d'enrichissement de Natanz.

Le compte à rebours est désormais lancé. Dans moins de 48 heures, le monde saura si Donald Trump met ses menaces à exécution ou si une porte de sortie diplomatique peut encore être trouvée dans cette confrontation aux conséquences potentiellement dévastatrices pour l'économie mondiale.

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