JO Milan-Cortina 2026 : la France 6e nation, l'Italie saluée pour son organisation
Les XXVe Jeux olympiques d'hiver se sont achevés dimanche 22 février à Vérone, dans une cérémonie de clôture spectaculaire intitulée « Beauty in Action ». La France termine à la 6e place du tableau des médailles avec 23 podiums, dont 8 titres olympiques, pulvérisant son record historique. L'Italie, pays hôte, est saluée par le CIO pour une organisation qualifiée de « véritable succès » malgré un format inédit éclaté sur trois régions.
Avec 8 médailles d'or, 9 d'argent et 6 de bronze, la délégation française signe la plus belle moisson de son histoire olympique hivernale. Les Bleus comptent neuf médailles de plus que lors des Jeux de Pékin en 2022 et dépassent largement l'objectif initial de 21 podiums fixé par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). « Le Top 5 était un objectif exigeant mais possible », avait déclaré Amélie Oudéa-Castera, présidente du CNOSF. La France échoue finalement aux portes du quinté, à une médaille d'or de l'Allemagne.
Le biathlon s'impose comme le moteur principal de cette réussite exceptionnelle : 13 des 23 médailles françaises proviennent de cette discipline, dont six titres olympiques. Sans le biathlon, la France n'aurait terminé qu'à la 16e place mondiale. La biathlète Julia Simon s'est distinguée sur l'individuel, tandis qu'Océane Michelon, opérée du cœur avant les Jeux, a été sacrée sur la mass start, offrant l'un des moments les plus émouvants de la quinzaine.
L'Italie, un pays hôte triomphant
Pour l'Italie, ces Jeux à domicile constituent un double succès : sportif et organisationnel. Avec 30 médailles, dont 10 en or, la Squadra Azzurra termine 4e au classement général et explose son précédent record, qui datait de Lillehammer en 1994. « Les performances de nos athlètes ont uni les Italiens partout et joué un rôle fondamental dans le succès des Jeux », a déclaré Giovanni Malagò, président du comité d'organisation.
Le principal défi résidait dans le format éclaté de ces Jeux, répartis sur une aire de 22 000 km² à travers trois régions italiennes. Ce modèle, conçu pour limiter l'impact écologique et économique, reposait sur des infrastructures existantes. Pari réussi selon la présidente du CIO, Kirsty Coventry, qui a qualifié l'événement de « véritable succès » lors de sa conférence de presse finale. « Face aux défis à relever, vous avez su trouver des solutions », a-t-elle adressé aux organisateurs italiens, saluant également les volontaires dont « les sourires, la gentillesse et l'énergie ont donné à ces Jeux leur atmosphère passionnée ».
Un bilan qui prépare les Alpes françaises 2030
La Norvège domine sans surprise le tableau final avec 41 médailles dont 18 en or, devant les États-Unis (33 médailles, 12 or) et les Pays-Bas (20 médailles, 10 or). Parmi les moments forts, le Brésil a décroché sa toute première médaille olympique hivernale, un titre historique en ski alpin, tandis que trois nations – le Bénin, la Guinée-Bissau et les Émirats arabes unis – faisaient leurs débuts olympiques d'hiver. Le ski-alpinisme, nouvelle discipline au programme, a vu les Français Emily Harrop et Thibault Anselmet sacrés en relais mixte.
La cérémonie de clôture dans les arènes de Vérone, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, a réuni les performances du danseur étoile Roberto Bolle, du chanteur Achille Lauro et du DJ Gabry Ponte. Pour la première fois dans l'histoire des Jeux d'hiver, deux vasques olympiques ont été éteintes simultanément dans deux villes différentes – Milan et Cortina d'Ampezzo –, symbole de ce format multi-sites inédit.
Le drapeau olympique a été transmis à la France, hôte des prochains Jeux d'hiver dans les Alpes françaises en 2030. Avec un bilan record et des disciplines en plein essor comme le ski-alpinisme, les Bleus abordent cette échéance à domicile avec des ambitions plus élevées que jamais. La meilleure position française au classement final depuis les Jeux de Grenoble en 1968 constitue un signal fort pour la suite.