COP30 : un signal faible pour le climat, un coup dur pour les rives méditerranéennes (Abonnés)
L’accord minimaliste arraché à Belém laisse un goût amer : aucune sortie des combustibles fossiles, des financements climatiques encore flous, et un sentiment d’impasse alors que les catastrophes s’accélèrent. Pour le bassin méditerranéen, l’un des hotspots climatiques les plus vulnérables au monde, l’échec de la COP30 sonne comme un avertissement brutal.
La COP30 devait être celle de la bascule. Installée à Belém, aux portes de l’Amazonie, elle promettait d’incarner enfin un rapport de force mondial favorable à la défense du vivant et à la justice climatique. Mais après deux semaines de négociations tendues, de nuits blanches et de communiqués contradictoires, l’accord final apparaît pour beaucoup comme un compromis à minima : ni calendrier contraignant de sortie des énergies fossiles, ni engagements fermes de réduction des émissions. Rien qui soit à la hauteur de l’urgence, alors que 2025 sera probablement l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées.