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Municipales 2026 à Paris : Sarah Knafo en plein naufrage sur le prix du Pass Navigo et le PSG

Interrogée dimanche sur BFMTV, Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, a enchaîné les approximations sur des sujets que tout Parisien maîtrise. Du prix du Pass Navigo aux joueurs du PSG, la députée européenne a offert à ses adversaires un festival de bourdes qui pourrait peser lourd dans la campagne des municipales.

La scène se déroule en direct sur le plateau de BFMTV. Le journaliste pose une question simple : combien coûte le Pass Navigo mensuel ? Sarah Knafo, 31 ans, candidate investie par Reconquête pour briguer la mairie de Paris, répond sans hésiter : « Annuel, 52 euros. » Un montant près de vingt fois inférieur au tarif réel.

Car depuis le 1er janvier 2026, le Pass Navigo mensuel toutes zones coûte 90,80 euros au plein tarif. L'abonnement annuel, lui, s'élève à près de 1 000 euros. L'écart entre la réponse de la candidate et la réalité est tel qu'il a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et provoqué une avalanche de réactions politiques.

Quelques heures plus tard, Sarah Knafo a tenté de limiter les dégâts dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. « C'était un gros lapsus. Évidemment que 50 euros, c'est mensuel, et c'est pour les salariés dont l'employeur rembourse la moitié du Pass », a-t-elle voulu corriger. Elle a reconnu qu'elle « aurait pu penser à ceux qui ne sont pas salariés et n'ont pas cette chance ».

Le PSG, autre terrain glissant

Mais le Pass Navigo n'était pas le seul écueil de l'interview. Interrogée sur le Paris Saint-Germain, la candidate n'a pas été en mesure de citer un seul joueur du club de la capitale. Elle n'a pas non plus su répondre à la question sur le nombre de Ligues des champions remportées par le PSG. « Difficile, mais je vous dirai ce soir », a-t-elle lâché, assurant se rendre au Parc des Princes pour le match PSG-OM dans la soirée.

Cette accumulation de lacunes sur des sujets du quotidien parisien a donné du grain à moudre à ses rivaux dans la course à l'Hôtel de Ville. Pierre-Yves Bournazel, tête de liste Horizons-Renaissance, n'a pas mâché ses mots : « Derrière les slogans et l'ultra-com, la méconnaissance du quotidien des Parisiens. On ne s'improvise pas maire de Paris ! »

Une pluie de critiques de tous bords

À gauche, le sénateur communiste Ian Brossat, soutien d'Emmanuel Grégoire, a ironisé en pointant « l'étendue de sa déconnexion ». Le député LFI Paul Vannier, proche de Sophia Chikirou, a qualifié Mme Knafo de « bourgeoise d'extrême droite ». Fait remarquable, les critiques sont aussi venues de son propre camp : le député RN Jean-Philippe Tanguy, soutien de Thierry Mariani, a estimé que cette série de bourdes était « disqualifiante pour une candidate à la mairie de Paris ».

Dans une campagne où Rachida Dati vient de quitter le gouvernement pour se consacrer pleinement à la conquête de la capitale, et où les sondages placent Emmanuel Grégoire et l'ancienne ministre au coude-à-coude autour de 35 %, chaque faux pas compte double. Sarah Knafo, qui avait annoncé sa candidature le 7 janvier 2026, se retrouve en difficulté sur le terrain de la crédibilité.

Pour la députée européenne, l'épisode illustre un défi majeur : convaincre les Parisiens qu'elle connaît leur quotidien alors que les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 approchent à grands pas. « Je ne suis pas un singe savant mais je travaille sur mes sujets », s'est-elle défendue, ajoutant qu'elle apprend « tous les jours ». Reste à savoir si les électeurs parisiens lui en laisseront le temps.

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