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Tourisme méditerranéen : la Grèce, l’Italie et l’Espagne en tête d’un rebond historique

La Méditerranée reste la première destination touristique mondiale. En 2025, la Grèce, l’Italie et l’Espagne ont connu une croissance record de leurs arrivées, confirmant la reprise post‑pandémie et l’attrait renouvelé des rivages du sud de l’Europe. Mais derrière l’euphorie des chiffres, les professionnels alertent sur les défis écologiques et sociaux d’un modèle sous pression.

Selon Travel and Tour World, la Grèce figure désormais parmi les leaders européens de la croissance touristique, avec plus de 37 millions de visiteurs enregistrés en 2025, soit +18 % par rapport à l’année précédente. L’Italie et l’Espagne affichent également des taux record, portés par le retour des marchés américain et asiatique. *« C’est un boom historique, mais il nous oblige à repenser la gestion des flux et des territoires »*, explique un représentant du ministère grec du Tourisme.

En Crète, à Santorin ou à Barcelone, les autorités locales multiplient les mesures pour encadrer la fréquentation. Certaines îles instaurent des quotas journaliers, d’autres investissent dans les énergies renouvelables pour limiter leur empreinte carbone. En Italie, la municipalité de Venise a officialisé la mise en place d’un système de ticket d’accès payant pour les visiteurs d’un jour, une première en Europe. *« Il ne s’agit pas de fermer la porte aux touristes, mais de préserver ce qui fait notre identité »*, défend un élu local cité par Euronews.

Vers un tourisme plus durable et mieux réparti

Si les chiffres sont impressionnants — 320 millions de visiteurs cumulés dans le bassin méditerranéen selon l’Organisation mondiale du tourisme —, les conséquences sur les infrastructures et les écosystèmes inquiètent. La consommation d’eau explose en période estivale, tandis que la gentrification menace les centres‑villes historiques. *« L’avenir du tourisme méditerranéen dépendra de notre capacité à équilibrer économie et environnement »*, souligne une étude du Plan Bleu, observatoire méditerranéen du développement durable.

Les acteurs du secteur plaident désormais pour un tourisme « des quatre saisons », favorisant la découverte culturelle, le patrimoine rural et les destinations moins saturées. En Andalousie, les autorités régionales misent sur l’écotourisme et les circuits gastronomiques. En Grèce, le gouvernement investit dans la formation professionnelle pour améliorer la qualité d’accueil et stabiliser l’emploi saisonnier. En toile de fond, la Méditerranée tente de conjuguer prospérité et sobriété — un défi majeur pour la décennie à venir.

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