Vaccins COVID et cancers : cinq ans après, le Pr Raoult relance le débat
Cinq ans après le début de la campagne de vaccination contre le COVID-19, le professeur Didier Raoult, ancien directeur de l'IHU Méditerranée Infection de Marseille, affirme que « l'explosion des cancers est réelle ». S'appuyant sur quatre études internationales publiées entre 2024 et 2025, le microbiologiste le plus cité au monde dans son domaine relance un débat scientifique majeur, entre corrélations statistiques troublantes et prudence méthodologique.
Invité sur la chaîne YouTube Alternative bien-être début 2025, le Pr Raoult a détaillé ce qu'il considère comme un faisceau d'indices préoccupant. « Il y a quatre études qui ont montré ça », affirme-t-il, citant des travaux américains, japonais, coréens et italiens. L'étude japonaise, précise-t-il, a été « rétractée sous pression », illustrant selon lui un climat de censure scientifique autour de ce sujet.
L'étude sud-coréenne, publiée en septembre 2025 dans Biomarker Research, constitue la pièce maîtresse de son argumentaire. Portant sur 8,4 millions d'adultes de Séoul suivis entre 2021 et 2023, elle révèle des augmentations statistiquement significatives de plusieurs cancers chez les personnes vaccinées : thyroïde (+35 %), estomac (+34 %), côlon-rectum (+28 %), poumon (+53 %) et prostate (+69 %). Les vaccins à vecteur ADN (Janssen, AstraZeneca) présentent un risque global accru de 47 %, contre 20 % pour les vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna).
L'étude italienne, publiée dans EXCLI Journal, a suivi près de 300 000 habitants de la province de Pescara sur 30 mois. Elle observe une hausse de 36 % des hospitalisations pour cancer dans les 180 jours suivant la vaccination. « Le cancer du pancréas montre une augmentation de 150 % », souligne Raoult, expliquant que ce chiffre correspond à un odds ratio de 2,2, une donnée que les journalistes peinent parfois à interpréter.
La piste de l'ADN plasmidique
Au-delà des corrélations épidémiologiques, Raoult avance une hypothèse mécanistique. Son équipe a analysé deux lots de vaccins et y a détecté « une proportion d'ADN très importante avec le vecteur de plasmide », encapsulé dans des nanoparticules lipidiques facilitant la pénétration cellulaire. « Au laboratoire, on sait qu'une partie va s'intégrer dans le génome, ça va de soi », affirme-t-il.
Le scientifique rappelle un précédent historique troublant : les essais de thérapie génique menés par le Pr Alain Fischer sur neuf enfants atteints de déficit immunitaire combiné sévère. Sur ces neuf patients traités par rétrovirus, quatre ont développé un lymphome et deux en sont décédés. « Avant de conseiller tout le monde de s'injecter de l'ADN », cette expérience aurait dû inciter à la prudence, estime Raoult.
Sa principale recommandation cible les lymphomes, cancers des ganglions lymphatiques. « Les risques de cancer les plus importants concernent les cellules qui se multiplient fréquemment », explique-t-il, rappelant que les ganglions régionaux (cou, aisselles) gonflent fréquemment après l'injection. C'est là, selon lui, que l'ADN résiduel pourrait s'intégrer au génome des cellules en division.
Un débat scientifique sous haute tension
La communauté scientifique reste profondément divisée. L'Organisation mondiale de la santé rappelle que ces études observationnelles « ne prouvent pas la causalité ». Plusieurs biais méthodologiques sont pointés : les personnes vaccinées consultent davantage et se font plus dépister (biais de surveillance), elles sont en moyenne plus âgées, et le délai d'un an serait trop court pour qu'un agent cancérigène provoque un cancer solide détectable.
L'étude italienne elle-même conclut à une réduction de 40 % de la mortalité toutes causes chez les vaccinés, un résultat que le Pr Raoult ne met pas en avant. Une étude publiée dans Nature montre même que les vaccins ARNm améliorent la survie des patients cancéreux sous immunothérapie, avec une réduction de 49 % du risque de décès.
Raoult dénonce cependant ce qu'il qualifie de « tabou » empêchant toute recherche sérieuse. Il raconte avoir contacté un médecin italien ayant observé un lymphome apparu dans les semaines suivant la vaccination : « Il m'a dit oui, je demande au médecin responsable, et puis il ne m'a plus jamais écrit. La pression est phénoménale. »
Le microbiologiste appelle un ministre de la Santé à croiser les diagnostics de lymphomes en France avec les données des passes sanitaires. « C'est facile à savoir », insiste-t-il. « Ce n'est pas invisible. Ce sera de moins en moins invisible. » Un appel qui, cinq ans après le début de la vaccination de masse, reste sans réponse officielle des autorités sanitaires françaises.
Source : interview du Pr Didier Raoult sur la chaîne YouTube Alternative bien-être, début 2025.