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Cyberattaque à Rome : l'université Sapienza paralysée par un ransomware

L'université La Sapienza de Rome, la plus grande université d'Europe avec plus de 100 000 étudiants, est victime depuis ce lundi 2 février d'une cyberattaque majeure. Plusieurs systèmes informatiques ont été bloqués, perturbant le fonctionnement de l'établissement. L'Agence nationale pour la cybersécurité italienne est mobilisée pour tenter de restaurer les services.

Le site officiel de l'université est devenu inaccessible dès les premières heures de la matinée. Face à l'ampleur de l'intrusion, les responsables informatiques ont ordonné le blocage immédiat des systèmes de réseau afin de protéger l'intégrité des données. Une mesure de précaution qui a toutefois paralysé de nombreux services internes.

Selon les premières analyses, il s'agirait d'une attaque de type ransomware. Ce logiciel malveillant, une fois installé dans un système, chiffre l'ensemble des documents et bases de données, les rendant inaccessibles. Les cybercriminels exigent ensuite le paiement d'une rançon en échange de la clé de déchiffrement. Un mode opératoire de plus en plus répandu qui a touché de nombreuses institutions ces derniers mois, notamment La Poste et La Banque Postale en France à la veille de Noël 2025.

L'Agence nationale de cybersécurité en première ligne

Les experts de l'Agenzia per la Cybersicurezza Nazionale, l'équivalent italien de l'ANSSI française, ont été immédiatement dépêchés sur place. Ils travaillent en coordination avec les techniciens de l'université pour analyser l'étendue de l'attaque et procéder aux opérations de nettoyage des systèmes compromis.

Une information rassurante a toutefois été communiquée : "les systèmes de sauvegarde n'auraient pas été affectés", selon les premières constatations. Cette précaution pourrait permettre une restauration plus rapide des données et des services essentiels.

L'université n'a pas encore communiqué officiellement sur les répercussions concrètes pour les étudiants et le personnel. Les cours et les examens programmés pourraient être perturbés le temps de la remise en état des infrastructures numériques. La direction travaille à restaurer les services essentiels dans les meilleurs délais.

Un précédent en 2011

Ce n'est pas la première fois que La Sapienza est ciblée par des hackers. En 2011, l'établissement avait déjà subi une intrusion informatique au cours de laquelle des données personnelles d'étudiants et d'enseignants avaient été dérobées. Cet antécédent rappelle la vulnérabilité des grandes institutions universitaires face aux menaces numériques.

Les universités constituent en effet des cibles privilégiées pour les cybercriminels. Elles concentrent d'importantes quantités de données personnelles, de travaux de recherche sensibles et disposent souvent d'infrastructures informatiques complexes et parfois vieillissantes. Les établissements d'enseignement supérieur européens ont été particulièrement touchés ces dernières années par cette vague de cyberattaques.

L'enquête se poursuit pour déterminer l'origine de l'attaque et l'identité des auteurs. Aucune revendication n'a été rendue publique à cette heure. Les autorités italiennes devraient communiquer davantage d'informations dans les prochaines heures sur l'ampleur réelle de l'incident et les mesures de protection mises en place.

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