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Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy devra purger six mois de prison ferme

Le Tribunal judiciaire de Paris a rejeté ce lundi 9 mars 2026 la demande de Nicolas Sarkozy visant à confondre ses peines dans les affaires Bygmalion et Bismuth. L'ancien président de la République devra donc purger séparément sa condamnation de six mois de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

C'est un nouveau revers judiciaire pour l'ancien chef de l'État. La justice française a tranché : Nicolas Sarkozy ne pourra pas échapper à l'exécution de sa peine dans l'affaire Bygmalion. Le tribunal correctionnel de Paris a refusé de fusionner cette condamnation avec celle qu'il a déjà purgée dans le dossier dit « des écoutes Bismuth ».

Cette décision intervient après que la Cour de cassation a définitivement validé, le 26 novembre 2025, la condamnation de l'ancien président à un an d'emprisonnement dont six mois ferme. Dès le lendemain de cette décision, les avocats de Nicolas Sarkozy avaient tenté une ultime manœuvre juridique en demandant la confusion des peines.

Un casier judiciaire qui s'alourdit

L'affaire Bygmalion constitue désormais la deuxième mention au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy. Cette condamnation concerne le dépassement massif des dépenses électorales légales lors de sa campagne présidentielle perdue face à François Hollande en 2012. Le système de fausses factures mis en place par la société Bygmalion avait permis de masquer près de 20 millions d'euros de frais de campagne.

Dans l'affaire Bismuth, l'ancien président avait déjà été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence. Il a purgé cette peine sous bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025, bénéficiant d'une libération conditionnelle anticipée en raison de son âge.

La peine de six mois ferme dans l'affaire Bygmalion est aménageable. Concrètement, Nicolas Sarkozy pourrait être contraint de porter à nouveau un bracelet électronique ou d'effectuer sa peine en semi-liberté. Ses avocats peuvent encore faire appel de la décision rendue ce lundi.

Le procès libyen en ligne de mire

Ce nouvel épisode judiciaire survient alors que l'ancien chef de l'État doit affronter un autre procès majeur. Dès le 16 mars 2026, s'ouvrira en appel le procès de l'affaire libyenne, dans laquelle il a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.

Cette affaire porte sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Nicolas Sarkozy a déjà effectué environ trois semaines de détention provisoire dans ce dossier, le plus grave de tous ceux qui le concernent.

L'ancien président, âgé de 71 ans, voit ainsi ses ennuis judiciaires s'accumuler. Outre ces condamnations, il fait également l'objet d'une demande de procès dans l'affaire Takieddine, aux côtés de son épouse Carla Bruni et de l'attachée de presse Mimi Marchand.

La décision du tribunal a été rendue à huis clos. Contactés, les avocats de l'ancien président n'ont pas souhaité commenter cette décision. La date à laquelle Nicolas Sarkozy devra commencer à purger sa nouvelle peine n'a pas encore été communiquée par les autorités judiciaires.

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