Italie : des cambrioleurs volent des calculs rénaux en les prenant pour des pierres précieuses
Des cambrioleurs ont fait irruption dans l'appartement d'un ancien journaliste à Pordenone, dans le nord-est de l'Italie, espérant y trouver un butin conséquent. Après avoir retourné le logement de fond en comble, ils sont repartis avec ce qu'ils croyaient être des pépites d'or ou des pierres précieuses. Il s'agissait en réalité de calculs rénaux, conservés dans une petite boîte après analyse médicale.
L'histoire, rapportée par plusieurs médias italiens ce lundi 17 février, fait déjà le tour de la péninsule. Giuseppe Ragogna, ancien directeur adjoint du quotidien Messaggero Veneto, a eu la mauvaise surprise de retrouver son domicile entièrement saccagé en rentrant d'une promenade en soirée. Les malfaiteurs avaient forcé l'entrée par une porte-fenêtre donnant sur un petit balcon.
Une fois à l'intérieur, les cambrioleurs ont méthodiquement fouillé chaque pièce, ouvrant tiroirs et armoires, retournant les meubles, à la recherche de liquide, de bijoux ou de tout objet de valeur. Mais le butin s'est avéré particulièrement maigre. "Les seules choses qu'ils ont trouvées, ce sont quelques pièces et billets – des dollars, des livres sterling – que je gardais de mes voyages. Ça ne valait pas plus de 150 euros", a raconté Giuseppe Ragogna aux forces de l'ordre.
Des « pépites » qui n'en étaient pas
C'est alors que les voleurs ont repéré une petite boîte soigneusement rangée. À l'intérieur, deux formations minérales à l'aspect brut, ressemblant à s'y méprendre à des pépites d'or ou des gemmes non taillées. Persuadés d'avoir enfin mis la main sur un trésor, ils ont emporté la précieuse trouvaille. Sauf que ces supposées pierres précieuses n'étaient autres que des calculs rénaux, récemment extraits et analysés par un laboratoire médical.
"Je conservais, dans une petite boîte, les calculs rénaux que je venais de faire analyser. Ils ont dû penser que cela avait une certaine valeur", a expliqué l'ancien journaliste, non sans une pointe d'ironie. L'image de cambrioleurs découvrant, une fois en lieu sûr, que leur butin se résume à des concrétions organiques issues du système urinaire de leur victime a de quoi faire sourire.
Un butin dérisoire mais un traumatisme réel
Si l'anecdote prête à sourire, le cambriolage reste un acte traumatisant pour la victime. Fort heureusement, les malfaiteurs n'ont pas emporté le passeport de Giuseppe Ragogna – qui contenait notamment un visa pour le Kenya – ni son ordinateur portable, sur lequel le journaliste travaillait à une publication importante. De quoi relativiser les pertes matérielles, même si le sentiment de violation de son intimité demeure.
Les forces de l'ordre de Pordenone ont recueilli la plainte de l'ancien directeur adjoint et mènent actuellement l'enquête pour identifier les auteurs de cette intrusion aussi brutale que cocasse. L'affaire rappelle un cambriolage tout aussi maladroit survenu en France, chez François Hollande et Julie Gayet, où deux hommes avaient été interpellés après une série de bourdes.
En Italie, les cambriolages restent un fléau quotidien, en particulier dans les régions du nord où la délinquance opportuniste sévit régulièrement. Mais rarement les malfaiteurs repartent-ils avec un butin aussi inattendu. On ignore encore si les voleurs ont réalisé la nature de leur prise avant que l'affaire ne devienne virale dans les médias italiens. Une chose est sûre : ces calculs rénaux sont désormais les plus célèbres d'Italie.