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Pierre Palmade aura purgé sa peine le 27 février, trois ans après l'accident

Le comédien Pierre Palmade, condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux ferme pour avoir provoqué un grave accident de la route sous l'emprise de stupéfiants, aura purgé l'intégralité de sa peine le 27 février 2026. Une information confirmée par le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. L'humoriste, actuellement sous bracelet électronique, retrouvera sa liberté totale, mais restera soumis à un sursis probatoire de trois ans.

Le 10 février 2023, vers 19 heures, sur une route de Seine-et-Marne, la voiture conduite par Pierre Palmade s'était brutalement déportée sur la voie opposée avant de percuter un véhicule arrivant en sens inverse, près de Villiers-en-Bière, au sud de Melun. La collision avait fait trois blessés graves issus d'une même famille : un homme de 38 ans, son fils de six ans et sa belle-sœur de 27 ans, alors enceinte de six mois. Cette dernière avait perdu son enfant à naître à la suite du choc, un drame qui avait profondément ému l'opinion publique.

Les analyses toxicologiques réalisées après l'accident avaient révélé que l'humoriste se trouvait sous l'emprise de cocaïne et de drogues de synthèse. Il venait de passer plusieurs jours à consommer des stupéfiants dans sa maison de Cély-en-Bière, selon les éléments de l'enquête. Pierre Palmade se trouvait alors en situation de récidive légale, en raison d'une précédente condamnation en 2019 pour usage de stupéfiants.

Une condamnation à cinq ans de prison dont deux ferme

Après plus d'un an d'instruction, la juge avait renvoyé l'humoriste devant le tribunal correctionnel de Melun pour « blessures involontaires aggravées par la prise de stupéfiants ». La qualification d'homicide involontaire, réclamée par les victimes pour la perte de l'enfant à naître, n'avait pas été retenue, conformément à une jurisprudence constante de la Cour de cassation selon laquelle un fœtus n'a pas d'existence juridique autonome. Un choix que les victimes avaient alors « déploré ».

Le 20 novembre 2024, le tribunal de Melun avait condamné Pierre Palmade à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, conformément aux réquisitions du parquet. Le magistrat avait assorti cette peine d'une obligation de soins, d'une obligation de travail et de l'annulation de son permis de conduire. Le comédien avait décidé de ne pas faire appel de cette décision.

Incarcéré le 9 décembre 2024 au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, Pierre Palmade avait obtenu dès avril 2025 un aménagement de sa peine. Après quatre mois passés derrière les barreaux, il avait été autorisé à poursuivre l'exécution de sa peine sous bracelet électronique, une mesure qui avait suscité des réactions contrastées dans l'opinion publique. Le parquet avait d'ailleurs fait appel de cette décision, avant que la Cour d'appel de Bordeaux ne confirme l'aménagement.

Des réductions de peine conformes au barème habituel

Le procureur de Bordeaux a précisé que Pierre Palmade avait bénéficié de « réductions de peine conformes au barème classiquement utilisé par le juge d'application des peines ». L'humoriste a respecté l'ensemble des conditions qui lui étaient imposées : respect des horaires du bracelet électronique, assiduité aux rendez-vous judiciaires et paiement des dommages et intérêts aux victimes. C'est donc le 27 février 2026 que sa peine prendra officiellement fin.

Toutefois, cette date ne marquera pas la fin de toute contrainte judiciaire pour le comédien de 57 ans. Pierre Palmade restera en effet soumis à un sursis probatoire d'une durée de trois ans, soit jusqu'en février 2029. Ce sursis comporte plusieurs obligations strictes, notamment celle de poursuivre ses soins, de maintenir une activité professionnelle et de continuer à indemniser les victimes. Comme l'avait souligné le président du tribunal lors du prononcé de la peine, « à l'issue de l'exécution de cette peine, vous aurez au-dessus de la tête trois ans que vous ne ferez jamais à deux conditions : prouver que vous continuez de vous soigner et de payer les victimes ».

L'affaire Pierre Palmade, qui avait mis en lumière les ravages de l'addiction aux stupéfiants, s'inscrit dans un contexte judiciaire où la question des aménagements de peine fait régulièrement débat. Si l'humoriste s'apprête à tourner une page judiciaire, les victimes de l'accident, elles, portent encore les séquelles physiques et psychologiques de cette soirée de février 2023. L'affaire rappelle d'autres dossiers médiatiques ayant posé la question de la sévérité de la justice, à l'image de la condamnation de Jean-Marc Morandini, qui avait lui aussi fait le choix de renoncer à tout recours judiciaire.

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