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Marseille : une manifestation kurde dégénère devant la préfecture

Ce jeudi 22 janvier 2026, plusieurs centaines de manifestants de la communauté kurde se sont rassemblés devant la préfecture de Marseille pour soutenir le Rojava, région autonome du nord-est de la Syrie. La situation a rapidement dégénéré : détonations, feux de détritus et usage de gaz lacrymogènes ont plongé le centre-ville dans le chaos.

En ce milieu d'après-midi, le 6e arrondissement de Marseille a été le théâtre de scènes de violence. Face à la préfecture, place Félix-Baret, les manifestants ont exprimé leur colère contre l'offensive menée par le gouvernement syrien de transition contre les Forces démocratiques syriennes (FDS).

Les marins-pompiers de Marseille ont rapidement communiqué sur la situation : « Concernant les fumées noires au centre-ville, il s'agit de feux de détritus en marge de la manifestation, sans risque de propagation ». De lourdes détonations ont cependant été entendues dans tout le quartier.

 
 

Le centre-ville paralysé

Le quartier de la préfecture a été entièrement gazé par les forces de l'ordre. La rue Saint-Férréol, l'une des artères commerçantes les plus fréquentées de la cité phocéenne, a également été touchée. Du mobilier urbain a été détruit dans les affrontements.

Face à l'ampleur des troubles, le secteur a été totalement bouclé. Les transports en commun ont été gravement perturbés. La RTM a annoncé l'interruption du tramway T3. Treize stations ne sont plus desservies, de Gèze à Rome Dragon. La station Réformés Canebière, sur la ligne 1 du métro, a également été fermée au public.
 

 

Un contexte régional explosif

Ces tensions interviennent dans un contexte particulièrement sensible. Depuis le 6 janvier 2026, les forces du gouvernement syrien de transition, dirigé par Ahmed al-Charaa, mènent une offensive contre le Rojava. Les quartiers kurdes d'Alep ont été les premiers visés avant que les combats ne s'étendent à d'autres régions.

Ce mardi déjà, des échauffourées avaient éclaté à Marseille dans le 8e arrondissement et à Marignane. Neuf policiers avaient été blessés lors de ces affrontements, selon La Provence. La communauté kurde de Marseille, forte d'environ 15 000 personnes, se mobilise pour défendre cette région qu'elle considère comme un bastion de résistance.

Malgré un cessez-le-feu signé le 20 janvier, la situation sur le terrain reste préoccupante. Les négociations entre Ahmed al-Charaa et Mazloum Abdi, commandant des FDS, ont échoué. Les Kurdes reprochent à Damas de vouloir leur « reddition complète ». La ville emblématique de Kobané reste encerclée, privée d'eau et d'électricité.

La mobilisation de la diaspora kurde en France ne semble pas près de s'éteindre. De nouvelles manifestations sont d'ores et déjà annoncées pour les prochains jours.

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