La ville Kurde de Kobané résiste à l’offensive des meutes de l’Etat islamique (EI)
Par N.TPublié le
Les Kurdes syriens de la ville de Kobané résistent aux hordes de l’Etat islamique, malgré l’inefficacité des frappes de la coalition qui ne parviennent pas à stopper leur offensive. Le Parti de l'union démocratique (PUD) est la principale formation kurde impliquée sur le terrain des affrontements.
Les troupes de l’EI qui avaient été repoussées hors de la ville mercredi 8 octobre sont revenues à la charge jeudi pénétrant dans des quartiers à l’est de Kobané. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) des renforts sont arrivés de la province syrienne de Rakka, base-arrière de l’EI.
Les frappes de la coalition n’ont à l’évidence aucun véritable effet sur l’évolution des troupes islamistes ni sur leur approvisionnement. Les raids américains ne ratent pas en revanche les raffineries ciblées sur le territoire syrien.
« Il faudrait des troupes compétentes – des rebelles syriens ou des forces gouvernementales irakiennes – pour arriver à vaincre l'E », a reconu James Kirby, porte-parole du Pentagone.
La Turquie reste quant à elle complètement inactive. Les chars turcs déployés le long de la frontière restent immobiles. Les soldats observent seulement le spectacle de la résistance des combattants kurdes sans apporter la moindre aide.
Cette passivité a déclenché des manifestations en Turquie dont la répression a déjà fait plus d’une vingtaine de morts. Un couvre-feu a par ailleurs été instauré mercredi dans plusieurs provinces à majorité kurde.
Ankara propose pour toute solution la création d’une zone tampon entre la Syrie et la Turquie pour protéger les civils déplacés par le conflit. François Hollande soutien cette proposition, à l’inverse des américains.
La prise de Kobané est un objectif hautement stratégique pour l'EI.